dimanche 31 octobre 2010

PREMIÈRE VICTOIRE POUR LE PLAF

Il était près de onze heures, ce samedi 30 octobre, quand le Père-Lachaise Athlétic Foot a achevé de mettre à mort la vaillante équipe de Crimée 51, par un pénalty tout en roublardise transformée par Sarah Bernhardt. Le score final (3-1) reflétait justement la domination des plafistes sur leurs adversaires, bien contents de s'en tirer à si bon compte.
Que les joueurs de Crimée aient joué ce match à 6 contre 7 – l'un des leurs leur ayant fait faux bond- n'altère en rien le résultat du Plaf. On sait à quel point il peut être éprouvant de combattre un adversaire inférieur en nombre, surtout quand -comme c'était le cas- il se sait déjà qualifié pour le tour suivant.
Malgré ces conditions pas évidentes et une météo épouvantable, les plafistes, fidèles à leurs valeurs, se sont montrés intraitables de bout en bout.
S'appuyant sur une défense en bois brut, jamais véritablement en danger, le milieu de terrain n'a eu de cesse de distiller des ballons souvent bouillants aux attaquants, guêpes insaisissables, toujours disponibles pour un sprint. 
Tandis que se déployait en tribune l'imposant tifo du PLAF, le harcèlement perpétuel de la défense crimoline faisait peine à voir. Elle aboutit logiquement à un premier but de Wilde, parti seul en contre (6è).
En fin de match -après une égalisation contre le cours du jeu- les plafistes corsaient l'addition par deux fois. D'abord, sur une chevauchée de Champollion (9è), puis, pendant le temps additionnel, sur un pénalty flagrant, réussi par S.Bernhardt (12è). Séduit, l'arbitre sifflait néanmoins la fin de la rencontre, au grand soulagement des joueurs de Crimée, jusqu'ici guère habitués à pareil traitement. Il ne leur restait plus qu'à serrer dignement la main de leurs bourreaux, à peine essoufflés.

Les notes :
Marron : 8
Bonheur : 7
Champollion : 8
Saqui : 7
Holgado : 7
Wilde : 7,5
S. Bernhardt : 8
Lacapelle : 7
Proust : 7

On notera -pour l'anecdote- que les trois premières rencontres du PLAF s'étant soldées par autant de défaites, (0-3) contre la New Team, (1-2) contre le Pershing FC, puis (1-4) contre la Sangria d'Eugène, l'équipe au maillot noir a fini bon dernier de sa poule, et doit dire adieu au Paris Tout Foot, tournoi pour lequel elle avait été créée.
Qu'à cela ne tienne, les vaillants joueurs du Père-Lachaise Athlétic Foot rentrent couronnés du prix du fair-play (le pasteur Marron ayant eu la bonne idée de prêter systèmatiquement ses gants aux goals des autres formations). Conscients de leur valeur, ils savent désormais qu'ils sont les heureux propriétaires d'une puissance folle, qui ne demande plus qu'à être débridée.
« Quelque chose vient de se libérer. Quelque chose d'énorme », confiait le capitaine Saqui dans le vestiaire, tandis qu'il retirait son short.

Prenons-le au mot et parions sans crainte que le PLAF devrait être l'équipe à battre des tournois en salle du prochain hiver.

vendredi 29 octobre 2010

PREMIÈRE MISE EN JAMBES

Le Père-Lachaise Athlétic Foot entame sa saison ce samedi 30 octobre, à l'occasion du sympathique tournoi Paris Tout Foot, par une phase de poules qui devrait n'être qu'une formalité pour cette nouvelle formation au maillot noir et aux dents longues.
Plus qu'une addition d'individus, mieux qu'une juxtaposition d'égos, le PLAF suscite déjà beaucoup de curiosité dans les milieux spécialisés.
Aussi est-il probable que les observateurs se masseront nombreux autour du terrain ce samedi pour savoir si l'équipe aux dix macchabées réussit à tenir son double pari : d'une part, renvoyer ses adversaires dans le néant dont ils n'auraient jamais du sortir, de l'autre, honorer la mémoire des défunts, célèbres ou anonymes, dont les patronymes ornent les maillots de la team.



Rassurons cependant les familles souhaitant venir encourager le PLAF avec leurs enfants. Nulle morbidité dans le jeu de l'équipe ! Aucun temps mort, aucune raideur cadavérique, mais bien au contraire un festival de passes redoublées et de petits ponts, dans un style rayonnant d'inspiration gothique.
Soyons clairs : ce mélange tonique entre souci du passé et projection vers l'avant, fait d'ores et déjà du PLAF le grand favori du tournoi qui débute ce samedi. On a beau chercher, on ne voit pas qui pourrait disputer la victoire à des joueurs aussi habités par l'expérience d'aînés souvent glorieux. En outre, le PLAF peut compter sur un puissant réseau de personnalités influentes parmi les hautes sphères. Ce qui n'est pas à négliger en cas de litige.

Ainsi, sauf blessures de dernière minute, on devrait retrouver samedi les titulaires habituels :
Dans les buts, le Pasteur Marron, décédé en 1832, tiendra néanmoins sa place. Ses forces : de solides appuis et une détente d'enfer, héritage de ses origines néerlandaises.
En défense, le rugueux Marcel Proust (déjà trois cartons à son actif), usera son temps perdu à cadenasser le côté droit. Il sera épaulé par Lacapelle, à gauche, autoritaire et discipliné, lui-même sous les ordres de Champollion, libéro fantasque mais polyglotte, affecté au déchiffrement de la stratégie adverse.
Seul au milieu, Bonheur aura la lourde tâche de battre la mesure. Véritable métronome, il portera une montre à chaque poignet et décidera du tempo. Naturellement porté vers l'attaque, il se chargera d'approvisionner en ballons millimétrés les deux pointes d'un système bâti en forme de cathédrale. Le néo-plafiste Holgado, sur son côté droit, plongera sur toutes les actions, dans la quête éperdue et systématique du pénalty, tandis que Saqui, plutôt dans l'axe, étrennera des chaussures spéciales en peau de renard à crampons lubrifiés, spécialement conçus pour les buts de raccroc.
Enfin, -et c'est à souligner- nous devrions assister à l'entrée en jeu rapide des jokers Wilde, Bernhardt et Flahaut, à des rôles tenus secrets pour d'évidentes raisons stratégiques, mais dont nous pouvons sans mal deviner qu'il s'agira des postes d'arrière gauche, milieu droit, et attaquant axial.

Rendez-vous est donc donné à nos supporters à partir de 8h, stade Maryse Hilsz, métro Porte de Montreuil.
Réclamez le match du Père-Lachaise Athlétic Foot, l'équipe au maillot noir et au teint blême.

dimanche 10 octobre 2010

Re,

On n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
  François-René, FC Grand Bé.

Bonheur - N°5

Marie Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822 à Bordeaux, est une peintre française, spécialisée dans les représentations animalières.
Grande amatrice de havanes et de cheveux courts, elle repose, depuis le 25 mai 1899, au cimetière du Père-Lachaise.


Milieu offensif.

Marron - N°1

Paul-Henri Marron, né en 1754 à Leyde, fut le premier pasteur de l'Eglise réformée de Paris. Il meurt à son poste en 1832 (Promotion Champollion), emporté par le choléra. Il est, depuis, enterré au Père-Lachaise.


Gardien de but.

Holgado - N°10

Ticky Holgado, de son vrai nom Joseph Holgado, est un acteur et musicien français, né le 24 juin 1944 à Toulouse. Comédien populaire, membre des Clap Shooters et ami de Jimi Hendrix, il meurt d'un cancer du poumon le 22 janvier 2004. Il repose désormais au cimetière du Père-Lachaise.

Ailier droit.

Lacapelle - N°85

Gustave Paul Lacapelle (1869-1942) est un général français, héros de la Première Guerre mondiale. Le 30 mars 1915, placé à la tête d'une brigade de chasseurs à pied, il réussit à placer un contre fulgurant sur l'ennemi. Grand-Croix de la Légion d'Honneur, cet immense soldat, moustachu exemplaire, est désormais enterré au Père-Lachaise.


Arrière latéral gauche.

de Flahaut de La Billarderie - N°2

Adélaïde-Marie-Émilie Filleul, comtesse de Flahaut de la Billarderie naît le 14 mai 1761 à Paris. Romancière, maîtresse de Talleyrand, c'est une habituée des salons mondains. Forcée à l'exil pendant la Terreur, elle rencontre à Hambourg l'ambassadeur du Portugal au Danemark, et l'épouse. Elle devient madame Souza, meurt à Paris le 19 avril 1836, et repose depuis ce jour au cimetière du Père-Lachaise.


Arrière latéral droit.

Champollion - N°7



Jean-François Champollion naît le 23 décembre 1790 à Figeac, dans le Lot. Spécialiste des papyrus, il parvient, le premier, à déchiffrer la Pierre de Rosette, mystérieuse stèle égyptienne rapportée des campagnes napoléoniennes.
Il avait beau dire de lui-même : « Je suis tout à l'Égypte, elle est tout pour moi », il meurt d'une bilharziose contractée dans le delta du Nil et repose, depuis 1832, au cimetière du Père-Lachaise.


Arrière central.

Wilde - N°11

L'écrivain Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde, naît à Dublin, le 16 octobre 1854.
Après avoir appris à jouer au football en prison, avec son gardien, il meurt d'une méningite à Paris le 30 novembre 1900.
Ses derniers mots, d'un dandysme impeccable, furent : "Ou c'est ce papier peint qui disparaît, ou c'est moi."
Il est enterré au Père-Lachaise.


Attaquant.

S. Bernhardt - N°44

La Divine Sarah Bernhardt naît le 22 octobre 1844 à Paris. Courtisane puis tragédienne, elle figure parmi les plus grandes comédiennes de tous les temps. Elle meurt cependant le 26 mars 1923, amputée d'une jambe à la suite d'une tuberculose au genou, lointaine conséquence d'une chute au cours du final de Tosca.
Elle repose au Père-Lachaise.


Arrière latéral droit.

Saqui -N° 9

Née Marguerite-Antoinette Lalanne à Agde le 26 février 1786, Madame Saqui doit sa renommée à ses incroyables dons d'acrobate. Funambule, elle éblouit les foules en représentant, en équilibre sur une corde, le passage du mont Saint-Bernard et la bataille de Wagram. Sans avoir jamais chuté, elle meurt à Neuilly-sur-Seine le 21 janvier 1866, et demeure depuis ce jour, enterrée au Père-Lachaise.


Attaquant.

le portrait de Saqui : SAQUI CAPITAINE AD HOC

M. Proust - N°117

Valentin Louis Georges Eugène Marcel Proust naît à Auteuil le 10 juillet 1871. Ecrivain, il est l'auteur d'A la recherche du temps perdu, oeuvre majeure de la littérature française. Personnage fragile et délicat, rongé par l'asthme, il meurt d'une bronchite mal soignée le 18 novembre 1922.
Il est enterré au Père-Lachaise.


Arrière latéral droit.