vendredi 15 juin 2012

Tatane, yo yo

Le Père-Lachaise Athletic Football a eu l’insigne honneur de participer au Tournoi Tatane organisé par la bande à Vikash, ce dimanche au 104. Et c’était bien.

Gloire aux vaincus.
Au début, on se serait cru au Paris Tout Foot 2011 : à peine arrivée, l’équipe reconnaît les gars du Bayern de Monique, de la New Team et les locaux de la Crimée 51, autant d’anciens adversaires à fort capital sympathie. Chauds bouillants, ils sont prêts à en découdre sur le béton gélifié du 104, aménagé pour l’occasion en footfloor de luxe.

A la fin, ça ressemblait à un Challenge Brongniart en indoor : il y avait eu des matches, des buts, mais il n’y avait pas de vainqueur. La DCRI est sur le coup, mais il semblerait bien que la Tatane, défaite et délacée, ait décidé de ne pas distribuer de récompenses, sous couvert de « football sain », de « jeu pour le jeu » et autres « fair-play ». Si vous voulez gagner un jour, les gars, il faudra bien s’y mettre, à l’esprit de compétition.

Vainqueurs, pas vainqueurs? Le PLAF est dans le flou

Entre-temps, c’était une fête du football sympa, animée par l’équipe de Tatane qui avait mis les moyens : animateurs, règles à la con (ce qui peut être avantageux pour un footballeur) voire carrément complexes (ce qui peut être terrifiant pour un footballeur), mégaphones, sirènes, sans oublier des chouettes chasubles floquées Tatane qui ont ravi les petits comme les plus grands.

La chasse aux sorcières a commencé

Joyeux anniversaire.
Personne ne sait plus trop qui était le premier adversaire du PLAF, mais à quoi bon ? Il n’y en a que pour les hommes en noir sur le terrain, qui auraient gagné et un et deux et trois zéro si la « règles des 5 passes » n’avait permis à l’équipe d’en face de marquer un pion sans quitter sa surface de réparation. Qu’importe, l’ambiance est bonne, tout le monde se marre et les dirigeants du 104 sont aux anges : ils ont fait l’équivalent de 3 mois de recettes rien qu’avec la billetterie de cet après-midi.

La tactique proposée par le coach pour cette première confrontation est simple : donner le ballon à Champollion dans les pires conditions, pour qu’il puisse briller d’autant. Effectivement, la Champe a un Ribéry dans la jambe droite et un Benzema dans la gauche, ce qui est plutôt pratique pour faire des une-deux tout seul. Pas de temps à perdre, car dès la 3ème minute, le 7 du PLAF signe le but de l’année d’un exploit personnel. C’était ce jour-là son anniversaire, mais c’est lui qui a offert le cadeau. Pendant ce temps, Lacapelle, qui a un demi-Valbuena dans la cheville et un Ben Arfa qui slame dans la tête, tente des gestes confondants de spontanéité, qui sont tout près de faire mouche.

"Flûte, j'ai encore perdu mon temps"

Mise en confiance par ce premier succès, le PLAF s’avance vers le banc de touche, mais c’est déjà l’heure de rejouer. Cette fois, l’adversaire est la fameuse Tatane, menée par un Dhorasoo métronomique. Mais en face, ce n’est pas la 1ère division ou l’Intertoto, c’est le Père-Lachaise, le onze qui fait peur. Et justement, l’équipe est en cannes, ça combine, ça trouve les filets. En face, les erreurs de placement ne forment plus un déjà plus un boulevard : c’est les Champs-Elysées dans la défense de la Tatane, et Bernhardt et Lacapelle ont la désagréable impression d’avoir déjà vécu ça quelques heures plus tôt. Seconde victoire donc, assurée par un pressing haut et court de Bernhardt et Bonheur, les B&B du PLAF.


L’œil de Yann Barthès.
Entre deux matches, une supportrice, venue poser pour la photo entre Champollion et Saqui, trouve que « ça sent l’homme ». Eh oui, c’était un secret de polichinelle : les Plafistes ne sont ni des animaux, ni des robots. Et ils ne se feront pas plus bêtes qu’ils ne le sont lors du troisième match, qui les voit battre une équipe anonyme 4 buts à zéro. Ciseau de Bonheur, tête plongeante de Bernhardt, missile de Proust, tout le monde y passe – on eût parlé d’une véritable tournante si ce n’était la présence d’enfants.

Le troisième match est une formalité pour les pensionnaires du cimetière, qui s’imposent sans difficulté sur le score net de 4-0. Ça sent bon, les joueurs sont chauds mais ils n’ont plus le droit d’affronter personne. A croire que le PLAF fait (vraiment) peur.

En attendant la fin du tournoi, tout le monde se repose, petits cafés pour certains, pizza pour Flahaut et roulée pour Lacapelle, encore ému de sa prestation. Les supportrices venues en masse tweetent à tout-va (merci Ornette, Nora, Benja, Sabine et la holgateam pour leurs encouragements) tandis que Bonheur se fait interviewer par le Petit Journal, venu justifier le renouvellement de sa carte de presse (bien vu Sébastien).

Benoît Forgeard, Vikash Dhorasoo, Gérald Dahan et Adrian Brody : 
les Grosses Têtes 2.0

Et c’est au petit trot que, la compétition achevée, l’exhibition PLAF vs Tatane peut avoir lieu à 7 contre 7 sur grand terrain, sous le regard des Parisiens médusés de voir Vikash mettre un deuxième petit pont à Saqui. La grinta ne fait cependant pas tout puisque c’est le PLAF qui détient la clé de l’efficacité (ouverture du score pleine de sang-froid de Flahaut). Piquée au vif, la Tatane égalise sur une action confuse. On s’achemine vers les arrêts de jeu quand, sous la pression, les organisateurs marquent contre leur camp.

Photo de famille. 
De gauche à droite, en haut : Proust, Champollion, Bonheur, Flahaut et Bernhardt. 
En bas : Holgado, Saqui, Lacapelle.

4 victoires en 4 matches, c’est encourageant pour le Père-Lachaise. On retiendra surtout l’excellent état d’esprit qui a régné tout au long de cette journée, la qualité de l’organisation et le joli compliment adressé par l’ancien international : « Votre équipe, c’est un sketch ».

Rendez-vous pendant l’été, pour un match qui s’annonce d’anthologie contre le Variété Club de France.



Les stats
PLAF – Bayern de Monique (ou autres) : 3-1 (Champollion, Lacapelle, Holgado - personne)
Tatane – PLAF : 1-2 (Dhorasoo – Bernhardt, Champollion)
Anonymousse – PLAF : 0-4 (Lacapelle, Bonheur, Proust x2)

Amical : PLAF – Tatane : 2-1 (Flahaut, Tatane c.s.c.)
Possession de balle (cumulée): 100%