A l'arrachée, le PLAF l'emporte de nouveau ce weekend, contre une équipe (presque) à sa hauteur. Et monte sur le podium.
C'est en petit train, et au petit trot, que Champollion, Holgado et Saqui rejoignent le terrain de Polygone, sous la fine pluie dominicale. Proust est à la bourre (il passe son temps à le chercher), Lacapelle un peu moins, l'équipe se met doucement en place. Mais voilà que les guerriers adverses se dressent déjà sur la route du PLAF. Ils sont trois, bientôt cinq, et après une bonne demi-heure de frappes en lulu en guise d'échauffement (on dénombre pas moins de douze araignées tuées sur le coup), la partie peut commencer.
Experts en stratégie, les plafistes appliquent les consignes du coach à la lettre : une-deux gagnant en pointe pour l'ouverture du score, et en route pour un bétonnage défensif ... en béton. Malheureusement, Saqui et Lacapelle peinent à trouver leur second souffle, Champollion est en galère, et Proust n'ajuste pas ses relances. Seul Holgado se démène, mais il est seul contre cinq. Résultat : les adversaires du jour mènent 4-1 au bout de 20 minutes de jeu. Le PLAF tangue.
Mais cette équipe est pleine de ressources, et Proust, d'un tacle désespéré, sort la balle du K.-O. Sur sa lancée, il se met à pilonner la défense adverse, et d'un doublé de 40 mètres , redonne vie à ses coéquipiers. Le score se resserre, le jeu se durcit, et les deux équipes sont au corps-à-corps pendant toute la partie : l'adversaire fait parfois peine à voir en attaque, mais peut se reposer sur un ou deux jours bien formés, qui frappent vite et dur. Pendant ce temps, le PLAF s'en remet aux roulettes de Saqui, à la vista de Champollion et aux déboulés unijambistes de Holgado pour punir les ennemis.
Bientôt deux heures de jeu, nous en sommes à 8-7 pour les hommes en noir. La pelouse étant aussi désastreuse que l'arbitrage (Holgado en a fait les frais, auto-retournage de cheville à la 47ème), les organismes s'usent et la qualité du spectacle proposé s'en ressent : l'avant-centre adverse rate à peu près tout ce qu'il entreprend, Saqui et son vis-à-vis prennent l'apéro allongés sur la pelouse, Holgado aimante les ballons adverses, bref, les défenses prennent le dessus et même la gonfle se fait chier. Pourtant, sur un but gag, les ennemis du jour égalisent, et le PLAF, piqué au vif, en remet aussitôt une couche : 9-8, puis 9-9, on souffre et on souffle de part et d'autre. Ultime session de pressing du PLAF. De l'aveu des gringos d'en face, les cimetiéristes "caressent la victoire".
Il s'en faudra d'un rush de Holgado, soudainement remis sur pied, pour que nos héros, fatigués mais heureux, tombent dans les bras de leurs très sympathiques sparring-partners : qu'on se le dise, la victoire est en eux.
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